Soupir du grand voyage

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Je vous ai dans mon être entretenu sans fin,

D’amour et d’âme en quête d’apaiser mon chagrin,

Assise pour ne pas dire, le charme à résister,

Sauvageonne du désir, aux drames encastrés.

 

Vous savez quémander, lascives larmes dociles,

Vous savez révolter, passive âme tranquille,

Que vous avez poser, dans l’ombre ce soir là,

La main sur le loquet, le menton vers le bas.

 

Engoncé dans la chambre, en marge de la vie,

Crachez à mon malheur les nombres interdits ,

Vous êtes pour l’ignorance, la corde du beau jour,

Silhouette de ma chance qui durera toujours.

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3 réflexions sur “Soupir du grand voyage

  1. Ce texte est plus hermétique…J’ai supposé que tu parlais aux soupirs et j’ai cherché…avec toi…ce qu’ils pouvaient signifier…Tristesse bien sur mais aussi qui peut partir (la main sur le loquet)? et de façon plus optimiste, par une grande respiration aider à …repartir! (la corde du beau jour). En tout cas j’ai lu de bien jolis mots car je pourrais les chanter tant ils coulent bien…même lorsqu’ils résistent à ma compréhension; bien sur je n’ai pas les clés de ton inspiration mais j’ai du plaisir à les chercher…comme des œufs de Pâques…

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  2. Bonjour Pat,
    J’espère que tu vas bien, il y a bien longtemps que je n’ai pas voyagé sur tes sensibilités … Et lorsque je te lis à nouveau, je me dis que tu avais certainement raison (une fois n’est pas coutume)
    Je pensais à la sauvagerie du désir, si puissant lorsqu’il aime et qu’il trône, compagnon de sa victoire contemplatif de son trophée et à l’implacabilité de son désaveux… Il n’y a rien de plus méprisant qu’un désir qui s’ennuie, qui vérifie tout d’abord que les portes sont encore ouvertes, observant le passage de nouveaux nuages dévoilant tour à tour les autres horizons. Aucun remède au passage des saisons. Aucun remède aux saisons du coeur?
    J’essaye encore de trouver le terrain propice à l’amour, qu’il puisse y voir pousser quelque chose de plus vert que soi même… pour le moment je le trouve uniquement quand je le perd, drôle d’affaire sauvage …

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  3. Beaucoup d’images dans ta réponse pour traduire ton sentiment sur l’amour. Parfois la désillusion nous le fait percevoir autrement que ce qu’il est. Il n’est pas que désir il est aussi tendresse, il n’est pas que sauvage il est aussi égards domestiqués et son rêve au moins est éternel et nous pousse et nous élève.
    Et pour rester dans l’image, les marées ainsi montent et descendent…mais pas semblablement partout…Ressentir leur violence, c’est oublier aussi tout ce qu’elles découvrent…On ne peut les maîtriser mais on peut s’en servir. Passe un bel été, à la mer ou à la montagne…ou…Amitiés.

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