Espoir d’une autre femme (Lorsque l’amour nous échappe)

Notre temps au matin suspendra son ouvrage,

Dessinera sous la lune, l’histoire aux milles orages,

Asséchant les embruns, provoquant la nature,

Chaloupe du grand besoin, sans tout bien au qui dure.

Marquera t elle de son ombre le creux de vos grands yeux,

Sombre tâche sans décombres qui brûle à petit feu.

Lèvera elle lentement triste horizon sans moi,

D’une subtile mièvre langue qui ne fourchera pas.

Votre cape chaque matin voguera plus loin du phare.

Homme qui prend les restes et vient fouiller placard.

Survolant les ardeurs d’une vie à sang mêlé,

Goûtant l’ivresse au rien, s’endormant à moitié.

Imprégner les comptines et d’outrageux blafards,

Déambuler dans l’ombre et tarir les regards,

S’installer en douceur les genoux écorchés,

incessant et menteur, écrire pour caresser.

Partir toujours plus loin en soufflant l’heure au temps,

Doubler l’art des embruns, souffler rime au printemps,

Ramasser chaque odeur, pour se sentir verni,

D’une étrange saveur dimanche après midi.

Vous êtes cœur trop sauvage, au creux de la ferveur,

Un meurt juste avant l’âge , un grand le temps m’écoeure ,

Partez, violent, volage, cris des premiers carcans,

Recouvrez votre otage du goût des vieux amants.

Vos étoffes souveraines aux carreaux de couleur,

Tirent fort sur la bedaine, étouffent le bonheur,

Échoué sur la terre qui s’étiole au levant,

Tigre fort sans le charme et sabre sans le gant.

Danser aux capucines et croire le pain chez vous,

Changer sur la machine des tours, et le verrou,

S’enliser dans vos peines, radio des gens grillés,

Rouler avec vos chaines, côté coeurs abîmés.

Manger sur des esquives, se lasser à moitié,

Mastiquer, kir, Maldives, arides amitiés.

Cafarna’homme des sangles que maudit le dragon,

Rosé au goût de pomme des anges du démon.

TIphaine C

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2 réflexions sur “Espoir d’une autre femme (Lorsque l’amour nous échappe)

  1. Bonjour Tiphaine,
    Je passe par ici en coup de vent, je suis un peu comme le petit lapinou de chez Alice au Pays des Merveilles… Je cours toujours après le Temps ! J’ai lu des poèmes et celui-ci notamment, avec plein d’émotions qui se bousculent, des mots spiralés, quelques boutures qui donnent naissance à de belles fleurs.
    Quand il fait froid et noir au cœur, il faut espérer redécouvrir d’autres lumières, d’autres chaleurs… C’est peut-être ça l’espoir d’une autre femme !

    Je reviendrai dès que possible, m’imprégner de cette âme Mercure et livrer mes regards sur ces moments de vie.

    Amicales pensées

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Ecrit-Libriste,

    Quelle jolie manière d’aborder ce poème, merci de me faire partager cette émotion et de livrer un regard touchant et touché. Je te rejoins sur les éclaircis du coeur, laisser partir ce qui s’en va et venir ce qui vient… Peut-être l’espoir d’une autre femme?
    J’espère que le temps des merveilles rencontrera de charmantes bourrasques qui nous conduiront à échanger sur la ballade aux mille visages de l’aventure humaine, au côté des lapinous qui sait ?

    J’ai commencé, hier, à découvrir tes textes, c’est un plaisir d’avoir l’avis d’une plume telle que la tienne.

    A très bientôt,

    Amicales pensées ravies

    J'aime

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